"Et pourquoi ne mettrais-tu pas un petit truc sur Johnny?" 

Warf..bahhh... Les fans en parlent bien mieux que moi.
Et puis si je devais mettre à chaque fois un truc dès qu'il y a choc émotionnel collectif sur fond de populisme eh ben...
OK OK Johnny est mort.
Je me disais toujours que le jour où cela arriverait ce serait LE drame. Et pour cause, l'idole des jeunes devenus vieux traversait les époques mieux que n'importe quelle pluie traverse le papier. Ah que Johnny il est rentré dans le patrimoine culturel français à grand renforts de chansons,à faire vibrer tous les dinosaures de la chanson française.
But rock n' roll is not dead et la Hallydaymania se transmet de génération en génération.Johnny c'est aussi les couv' Paris-Match et toute la presse qui s'empresse à rapporter les moindres faits et gestes du chanteur pour imprimer l'homme dans la légende.
Donc je me disais toujours que le jour où...  eh bien ce serait vachement triste pour tout ceux qu'il a fait rêver.
Et ce jour est arrivé un mercredi matin à l'heure où certains cherchent encore le sommeil, à l'heure où certains se lèvent.
Un jour triste même pour les autres car la mort de Johnny qui vient d'occulter celle de Jean d'Ormesson (et que ça y va les RIP à la chaîne...) ne fait que nous signifier combien rien ni personne ne dure. Le décès d'une personne populaire ne fait que montrer à travers un miroir grossissant qu'il y a tous les jours des gens qui meurent partout ( pas besoin d'avoir fait Centrale pour sortir ça) et que bien sûr si on préfère passer une émission hommage sur un homme dont la proximité n'a rien à envisager avec des victimes syriennes, on peut comprendre pourquoi la priorité sera dans le partage d'émotions. 
Parce qu'il est bon de se reconnecter parfois aux autres et de vivre des expériences émotionnelles, ça change un peu des bulles spatio-temporelles créées de toute pièce avec les nouvelles technologies. Ainsi les rituels donnent des repères, comme pleurer nos idoles disparues. #RIP etc etc.
Car voyez-vous, humains d'ici ou d'ailleurs, mais surtout d'ici, (je ne vous refais pas un cours de géopolitique avec disparités Nord/Sud) on a mal on est triste, pourquoi, les raisons restent personnelles (si encore doit on parler de raison !)
Mais quelques soient les raisons qu'il est bon de se rassembler de temps en temps et produire une émotion collective, reflet d'une sensibilité intrinsèque à l'humanité. Donc voilà c'est triste mais c'est comme ça et comme pour tout, resteront les souvenirs d'une belle rencontre et en considérant la joie d'avoir vécu de chouettes moments avec des personnes qui nous ont fait rêver.
Donc Johnny qu'on aime ou pas, il ne laissait indifférent et c'est sûr qu'il laissera un grand vide dans le coeur de tous ses fans. J'ai bien sûr quelques mélodies qui me reviennent car ce sacré Johnny il a laissé son empreinte et j'aime l'autodérision dont il faisait preuve jusqu'à jouer au type qui se pète la gueule dans les escaliers pour se relever en criant Rock n'Roll !( Dans le film éponyme de Guillaume Canet) Alors voilà ça c'est Johnny, ne pas se prendre au sérieux car quoi qu'il arrive le rock se relève toujours.
Salut l'artiste.