C'est le printemps, oui ! Vous retrouvez le plaisir des terrasses ! Moi ce qui me fait le plus délirer, c'est la disposition des tables et des chaises, tournées vers la rue !  Et prendre un café, c'est assister au spectacle. Une tasse à la main, on observe les gens, et reconnaissons-le, les pensées ne sont pas toujours bienveillantes, on passe son temps à mater, se distraire, se comparer à ce qu'on voit... Je donne donc le joli nom de dégueuloir, à ces terrasses !

S'asseoir le temps d'un café

La vie passe

Un p'tit noir en terrasse

Stopper le flot des pas

De ces passants presssés

Se regarder dans un miroir

Voilà mon dégueuloir

 

La vie passe

 

Vacanciers d'un instant

Assis le temps d'un café

Existences déliées

Tournées vers les passants

 

Le spectacle est au pied du mur

Jugez un peu, quelles allures !

Moments de gloire minime :

Résonnent les pas précipités

Des apparitions anonymes

Fugaces, sûrement rêvées ?

Les pensées s'abîment !

 

Le temps d'un café

La vie passe

Une sihouette détaillée

Et sortir de la masse

 

Ressemblances et différences

Face public, face passants

Tous les jours l'attraction

Et un temps de réflexion

Allons, allons, en avant !

 

Et repartir, grossir le rang

Après la purge de pensées malveillantes

A l'égard de la foule

Hydre rugissante !

Car tranquille loin de la houle

La pause dégueuloir

C'est un vrai exutoire !

 

Quand vous voulez, on se retrouve pour un café ! ;-)