PAF.Il se l'est bien pris dans la gueule. Ouille aïe ouille, comme une main offensive, la paume qui claque contre la joue, PAF ! Un échec bien cuisant. La brûlure de la peau  comme une insulte à sa personne. Il comptait sur le destin pour lui mettre un coup de pied aux fesses et lui intimer d'avancer, de ne pas abandonner, de continuer. Or, il n'a pas voulu l'aider. Il a échoué  il est tombé, a eu mal, a douté de lui, de ses capacités, de tout ce qu'il valait. Et  tout ça parce que le destin ne correspondait pas à ses attentes ? Tomber. Et se relever, malgré tout. Une déception de plus et alors ? Dans son malheur, il venait de comprendre qu'il était prisonnier de sa vie, et que d'attendre un coup de pouce du destin, c'était garder les grilles de la geôle fermées. Et pourquoi donc atttendre les vents favorables pour avancer ?

Le voilà donc sans rien, avec son échec sous le bras.

echecLe voilà donc avec tout, son échec sous le bras.

Tomber. Et se relever.

Il attendait des signes occultes de sa destinée  pour prendre cette décision, pour s'autoriser à réaliser son rêve. Et pourquoi donc ? Attendre que les événements lui donnent raison, c'était rester prisonnier de sa vie... Les forces obscures dans lesquelles il s'enfermait de plein gré lui coupaient les ailes. Il fallait agir ! Et provoquer les événements  Il n'y a que seul qu'il pouvait s'en sortir. Cet élan de vie, tous ses rêve non exaucés, tous ses regrets ne demandaient qu'à embraser le quotidien ! La bataille n'est elle pas plus belle quand on a bravé des dangers ? Et cette agaçante manie d'aimer la difficulté !

Il se mis à chérir ses échecs. Doux compagnons de sa vie, éducateurs aux murmures agaçants, et lui qui voulait ne pas les suivre, se croyant plus fort que tout ! Avant il disait tout le temps "je vais y arriver" et diabolisait les échecs. Maintenant il prenait les claques dans l'ego comme de bonnes leçons qui satisfaisaient son côté masochiste .Qu'à cela ne tienne, il y avait des choses contre lesquels il ne pouvait rien faire ? Cela ne l'empêcherait pas de vivre, il se concentrerait sur toutes les possibilités qui tenaient entre ses dix doigts.

Et puis le fatum ... ce fichu fatum qui mettait son grain de poivre un peu partout....

 Le fatum ? Bien fait !