gareVerneuil7janv2015Il y a trois ans, je me relevais après des mois difficiles... prête de nouveau à en découdre avec les difficultés. Je postais sur un réseau social un lever de soleil, sur une gare qui a vu tant de mes trajets et qui m'a vue dérailler. Tout un symbole. Toute pleine d'espoir et d'envie d'apporter ma rime au grand poème du monde, vers 11h, Juste ce coeur qui est sous ta main,est mis en vente, super génial, je diffuse comme je le peux l'espoir en gardant à l'esprit toutes les difficultés qui se cachent derrière l'amour.  La vie reprenait son cours, et moi prête à donner le mien aux petits jeunes qui me suivaient, vers 13h, patatras, j'appris que la folie et la haine avaient encore frappé, à 50 km de là, à Paris, et que les crobards de Charb de Wolinski et de Cabu ne bousculeraient plus les mentalités. L'obcurantisme cherchait à éteindre les Lumières. Quant à moi je me mis à improviser tout l'après-midi, avec les enfants qui posaient des questions, qui répétaient ce qu'ils entendaient de leurs parents ou d'ailleurs... J'essayais de faire de mon mieux. C'était il y a trois ans, nous étions tous devenus Charlie, et si pour une fois je raconte ici un truc perso c'est parce que les années ont beau s'écouler, les leçons restent les mêmes, on se relève, et même quand on se relève on s'en reprend plein la gueule. Donc, en ce 7 janvier, tiens je viens de me rendre compte que je n'ai pas fait mes voeux, eh ben non, je n'en ferai pas, car si vous me connaissez suffisamment vous savez bien que je n'ai pas besoin qu'on me dicte ce que j'ai à dire ou à faire. Alors relevez-vous, c'est tout. Et 2018 sera.