pelouse

Des brassées de verdure enivraient de fraîches exhalaisons les âmes flânantes qui, grises de paresse, s'étalaient sur les herbes coupées, les orteils à remuer vers le ciel. Le temps pouvait enfin s'arrêter et l'atmosphère parfumé d'essences fleuries transportait les divagations les plus subtiles. Sous le plafond de nuages, les oiseaux jouaient la mélodie amoureuse des jours ensoleillés et les gens, allongés au milieu des fleurs, humaient l'air du temps dans un équilibre parfait. Les nuées esquissaient des arabesques, enlaçant les pensées pour en faire de jolies histoires. Dans un calme olympien les êtres jouissaient de la pesanteur par monts et par vaux. Les rayons du soleil léchaient les corps, qui, alanguis, s'amollisaient dous la douce torpeur du jour chômé. Les badauds déambulaient, les nuages glissaient, les blés verts ondulaient comme la promesse d'une mer agitée, les nonchalants caressaient les brins d'herbe de leurs vingt doigts en éventail, tout dans ce parc participait la tendre parade des beaux jours retrouvés.