réseaux

L'écran reste muet le téléphone devenu superflu ne sonne plus, passent les heures, se creuse le coeur et vite à la rescousse j'invoque les souvenirs pour combler le manque, le passé devient chéri car il a fui, je lis et relis les derniers mots, ceux qui font écho.

Et attendre  une réponse qui ne vient pas , ah ça c'est bien moi,  tendre une perche pourquoi tendre une perche, au bout il n'y a rien, elle n'est plus là la main, celle que je serrais celle qui apportait chaleur et réconfort, celle qui me retenait et  qui suivait mon sort.

Tout autour crie la présence de l'absent, le ciel partout, ces arbres aux doigts déliés, ce sol glabre foulé avant moi car je marche dans ses pas, je cherche une trace, et comme les souvenirs je passe, seule l'empreinte d'un silence hurle des paroles défuntes.

Tout rappelle la privation, tous ces contacts les gens autour de soi, les marques d'attention des uns envers les autres et qui ne sont pas pour moi, un signe un seul, pour ne pas sombrer dans l'oubli torpide pour s'éloigner de la vie remplie de vide, rien qu'un signe pour créer du lien une perche tendue vers la détresse un geste, être à portée de caresse, car sans lien on est seulement terrien, et vous allez me dire, c'est déjà bien.